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48 heures course à pied tapis !
AVRIL 2013

La proposition est tombée seulement quelques jours après avoir bouclé le premier double iron de la saison (Tampa - Floride). Celui-ci m'avait laissé un petit goût de frustration. Une natation correcte (2h14) mais en deça des espoirs que j'y plaçais après une bonne préparation hivernale, un vélo étonnamment bon (11h00) pour boucler les 360 km malgré des conditions de préparation totalement indoor mais par contre un double marathon (12h47) très frustrant avec d'excellentes sensations musculaires jusqu'au 42ème kilomètre mais un cerveau qui est parti en jetlag jusqu'à la fin. La cinquième place reste honorable mais je revenais avec un sentiment d'inachevé et l'impression de ne pas m'être pleinement exprimé.

C'était donc avec l'idée de continuer à travailler ma course à pied que je posais le pied à l'aéroport de Bruxelles par moins 15°C. Et puis ... il y a eu cet appel d'Yves me proposant un 48 heures course à pied sur tapis. Yves Beauchamp m'a avec beaucoup de courtoisie soufflé la seconde place au challenge mondial d'ultratriathlon l'an passé. Steve Harvey a incontestablement dominé le challenge et Wayne Kurtz demeure quant à lui une référence en ce qui concerne l'entraînement aux ultra-distances. Les trois mousquetaires prévoyaient de se rencontrer en fin d'année pour leur triple-déca-iron et s'étaient donc lancés un petit challenge de préparation mentale.

Comment dans un tel contexte ne pas plonger tête la première? Seul le risque de dispersion me retenait. Partir sur un 48 heures comme cela, sans préparation spécifique mais certes avec un bon fond d'endurance, et tout celà 30 jours avant le second objectif du challenge d'ultratriathlon, c'était comme un saut dans le vide sans avoir préalablement vérifié la longueur de l'élastique. 48 heures à éprouver l'organisme et le mental. Quel effet retard? La raison de ma déraison m'était cette fois-ci encore inconnue, mais après tout, dans la mesure où je sais où je veux aller, ce 48 heures ne pouvait constituer qu'une étape du chemin. Le train était seulement en avance ... Et puis franchement, 48 heures sur un tapis, certains l'avaient déjà fait, d'aucuns le feront encore et d'autres ont fait bien pire.

En aurais-je la force? 48 heures, ce n'est en fait que la durée d'un triple iron ... Mais 48 heures de course à pied, 48 heures de course à pied sur tapis sans camisole!!! 48 heures dans un environnement statique avec seulement deux jambes qui tournent et le cerveau à l'envers. Je pensais le challenge mental plus que physique. Bien sur je souffrirai, certainement beaucoup plus qu'un hamster dans sa cage, alors autant souffrir pour une cause. C'était décidé, je relevais le défi. J'irai courir pour l'association Sauvez Mon Enfant dont je porte fièrement les couleurs. Un surplus de motivation pour la cause de ces petits que les épreuves de la vie ont injustement placé dans une unité de soins intensifs. Que représentent 48 heures de souffrance choisies et assumées après tout?

Un écueil de taille se présentait. Comment organiser un tel évènement en moins de 3 semaines? Autant vous dire que mon programme de préparation de course à largement été sacrifié. J'ai couru, de gauche, de droite ... Je vous ferai grâce de tous les détails de ces coulisses et du stress inhérent. Par contre je tiens à remercier toutes les personnes qui ont su me faire confiance et relever eux-mêmes ce pari et challenge un peu fou. Je ne citerai pas individuellement leurs noms mais ils se reconnaitront aisément. Il s'agit des équipes du Sport Village Country Club de Lasne, Créaset S.A., Etixx Sport Nutrition, On-Running, Red Bull, les magasins Born to Run, Jogging Plus et Urban Tri Sport ainsi que tous les autres qui se sont investis, qui ont ouvert leur carnet d'adresse et qui ont relayé cette information afin d'en faire une réussite.

Les résultats du défi:

Steve Harvey (UK): 292.9 km - Ghislain Maréchal (FR/BE): 280.4 km - Glenn Hatrick (UK): 263.9 km - Yves Beauchamp (CA): 211,0 km en 30 heures - Wayne Kurtz (USA): 163.3 km en 22 heures quarante minutes.

Ma motivation, mes impressions:

Beaucoup au cours de ce week-end m'ont demandé où je trouvais mes sources de motivation pour réaliser un tel défi. En voici quelques éléments. J'ai préparé ma course avec plusieurs micro-objectifs, certains très accessibles, d'autres beaucoup moins. Ainsi, quel que soit le résultat obtenu, l'échec ne pouvait être possible. Du positivisme réduit à plus simple expression. Voici donc en détail ces micro-objectifs:

  • Courir plus de 50km sur un tapis (ma distance maximale jamais parcourue): objectif atteint après 5 heures 15 minutes de course
  • Courir plus de 126 km (ma distance maximale jamais courue dans le cadre d'un triple iron): objectif atteint après 17 heures de course
  • Faire une marque sur 48 heures: objectif atteint avec 280,4 km
  • Courir plus de 300 km: objectif non atteint mais qui aurait pu l'être avec un peu plus d'expérience et de lucidité
  • Faire mieux que mes sparring partners à distance. Objectif non atteint. Je savais à l'avance que le combat virtuel pourrait de nouveau être avec mon ami anglais Steve Harvey. Je reste 12 km derrière sa marque après 48 heures, ce qui reste après tout peu significatif. Je persiste à croire que placés dans la même salle nous aurions tous les deux fini les 48 heures littéralement sur les genoux tant nous nous motivons l'un l'autre
  • Battre le record du monde de 405 km: un rêve inaccessible mais l'exploit est toujours possible
  • Démontrer aux sceptiques que même dans les moments difficiles c'est toujours le cerveau qui commande et leur faire découvrir l'ultra-endurance: objectif atteint en regardant les messages reçus
  • Faire de cet évènement un grand moment de partage et une grande fête sportive: a priori, un pari réussi
  • Et enfin au-delà de tout, mobiliser le plus de personnes possibles au profit de l'association Sauvez Mon Enfant. Cet élément m'a porté du début à la fin. Un seul leitmotiv, avancer, toujours avancer, quel que soit la vitesse afin de susciter le maximum de dons possibles. Ce challenge a été tenu et les dons à l'association continuent d'arriver.

Ma course:

Ma stratégie de course était simple: durer pour toujours avancer. J'avais beaucoup lu et je m'étais beaucoup inspiré de l'un des maîtres de la discipline, Pierre-Michael Micaletti (recordman mondial 6 jours / 6 nuits sur tapis). Mon plan de course était écrit à l'avance. Il ne resterait qu'à l'adapter pendant les 48 heures car il s'agissait d'un saut complet dans l'inconnu. Je partais donc sur des cycles préétablis: 4 heures de course - alimentation liquide - 4 heures de course - une demi-heure de pause avec alimentation solide, massage et sommeil. Le tout serait entrecoupé de micro-pauses et de marche à pied quand le besoin s'en ferait ressentir.

Je pars assez rapidement sur un rythme de course de 10,7 km/h ce qui me permet de maintenir une moyenne de 10 km/h sur les 40 premiers kilomètres. Le premier repas liquide est avalé à 4 heures. Mes premières remontées gastriques apparaissent après 6 heures de course. Je passe la barre des 8 heures avec 72 km au compteur avant de m'accorder un repas solide et une demi-heure de pause. Je repars assez frais. Nouveau repas liquide à 12 heures de course et nouvelles remontées gastriques à 13 heures. Je décide alors d'abandonner ce type d'alimentation qui a priori ne passe pas au profit de l'alimentation solide qui ne me pose aucun problème. Je franchis la barre des 3 marathons après 17 heures. La moyenne continue de chuter mais les sensations restent encore bonnes. C'est alors le moment d'une nouvelle pause alimentation solide, ma première pause massage très appréciée et d'une seconde sieste de 30 minutes. Les redémarrages sont de plus en plus difficiles mais les douleurs musculaires s'estompent après quelques minutes. La moyenne horaire continue de chuter inoxerablement mais je continue d'avancer.

 La première nuit se termine et je boucle 164 km dans mes premières 24 heures. A ce moment je sais que la marque des 300 km sera difficile à atteindre car les prochaines 24 heures ne pourront être que plus difficiles que les premières. Mes compagnons de course sont dans la même marque, dans la même dizaine de kilomètres, ce qui reste assez surprenant car nous avons beaucoup de difficultés à établir les liaisons avec les autres sites.

La deuxième journée se déroule sans difficulté majeure. Les jambes font de plus en plus mal. Les pieds sont endoloris. Une cloche au petit orteil éclate. Arrêt immédiat pour un pansage. Je repars en serrant un peu les dents mais la douleur reste supportable. La deuxième nuit approche. Mes pauses régulières toutes les huit heures me font énormément de bien. Je n'éprouve pas le sommeil malgré mes deux heures trente en quarante-huit heures. Certes, je m'endors pendant les massages, mais je repars à chaque fois sans trop de difficulté. Je crois maintenant avoir la tête d'un zombie mais j'arrive toujours à interagir avec mes sparring partners. Je m'enferme un peu dans mon monde intérieur mais je reste encore perceptif de toutes les choses qui m'entourent, j'entretiens encore des conversations sensées. La chronologie des évènements se brouille parfois un peu. Certains amis que je vois plusieurs fois par semaine me rendent visite. J'ai honte de leur dire que je ne me souviens plus de leurs prénoms. J'avance toujours sur mon tapis. Je marche beaucoup cette deuxième nuit mais j'avance.

A 6h30 du matin, soit après 44 heures 30 minutes de course, mes pieds souffrent. Ils sont gonflés, de plus en plus endoloris. Comme je boîte des deux jambes, je donne encore l'impression de marcher normalement mais les douleurs sont intenses. Chaque pas est une souffrance. Je décide d'enlever les chaussures. Moi qui ait toujours besoin d'un soutien de la voute plantaire, cela n'est pas une bonne idée. 50 mètres suffsent à me convaincre. Je demande alors une paire de ciseaux. Tant pis je vais sacrifier l'une de mes paires d'On-Running. Mon sponsor me pardonnera. Je prends toujours deux tailles supplémentaires mais là, ce n'est plus suffisant. Je fais découper chacune de mes chaussures. Mes pieds me remercient. Les orteils dépassent de la semelle mais quel soulagement. Je me surprends alors à repartir en courant. Avec plus de lucidité, j'aurais dû les sacrifier plus tôt. Une dernière pause sommeil de 15 minutes et je pourrais alors aborder la dernière ligne droite. Ma marque est de 260 km à sept heures trente du matin. Encore Deux heures trente minutes à tenir. Les 275 km sont encore possibles.

Avec Marc d'Herde, mon masseur, nous convenons d'alterner 800 mètres de course et 200 mètres de marche. Je courre à 7 km/h et marche à 5 km/h. Après quelques cycles, ce petit jeu me stresse. Je reste focalisé sur le chronomètre du tapis. Je demande à cacher les compteurs avec une serviette. Thomas Renuard est à ma gauche. Il s'occupe de la sono. Son rôle est simple. Diminuer le volume dans mes périodes de récupération, l'augmenter dans mes périodes d'effort. Ce sera du Angus Young pendant 2 heures 30 minutes. Les amateurs auront apprécié et tant pis pour les autres !!! Je fixe un point sur le mur en face. J'évite de croiser les regards. Je dois aller chercher mes forces au plus profond. Je me bats contre moi même. Je me transpose au double Enduroman UK où j'avais mené un combat d'enfer avec Steve Harvey jusqu'à la fin, je pense aux enfants de l'unité soins intensifs de l'hôpital Fabiola, je regarde le dessin que Louise m'a apporté et que j'ai scotché sur mon tapis, je jette quelques regards furtifs à ma femme et mes enfants qui sont près de moi, je serre les dents, je fixe ce point, je fixe ce point, rien que ce point devant mes yeux.

Marc augmente discrètement les allures de course et de marche. Enfin, c'est ce qu'il pense. Il ne me bluffe pas longtemps mais c'est le petit jeu que j'espérais. Je cours maintenant à 7,3 km/h et je marche à 5,2 km/h. Ainsi de suite pour monter à 9,5 km/h en course et 6 km/h en marche.

Cédric Fransaert, un de mes padawan, court à mes côtés. Il reste rassuré. Il court encore plus vite que moi. Mike Dugauquier note toutes les demi-heures le kilométrage effectué et constate que les 275 km pourront être atteints et même 278 km. Je reste non informé de ces calculs. Je ne veux pas savoir. Il y a moyen d'aller chercher les 280 km. Durant la dernière heure, les intervalles sont calculés en temps. 10 minutes à 11,5 km et 200 mètres à 6,5 km/h. Mon padawan ne suit plus le rythme. L'avant dernier pallier de course s'effectue à 13 km/h et je demande à marcher un peu plus longtemps (300 m) pour la récupération. Il reste 12 minutes. Le public continue de s'assembler et pousse des exclamations. Je demande d'augmenter la vitesse de course tout en gardant mes périodes de récupération en marche. Le compteur monte, 15km/h, 15,5 km/h, il reste deux minutes, je fais encore augmenter la vitesse, je fais une pointe de 30 secondes à 17 km/h et je termine les 30 dernières secondes porté sous les encouragements à 16 km/h. Les 48 heures sonnent, la marque des 280 km, m'est dévoilée.

Je m'écroule dans les bras de ma famille, reprend mon souffle, décline l'interview de la RTBF pour quelques minutes, je salue mes supporters et le public qui m'ont porté pendant ces derniers moments. Je m'affale sur une chaise. Interview télé, interview radio, photos, je suis fatigué mais heureux ... J'ai toujours vécu de grandes émotions pendant mes courses d'ultra-triathlon, mais cette émotion aujourd'hui a été particulière. J'ai beaucoup échangé avec le public, beaucoup se sont transcendés en m'accompagnant pendant quelques kilomètres ou pendant quelques heures. Pour beaucoup maintenant l'impossible est possible.

Mon alimentation:

  • Boisson Isotonic Etixx pH neutre, en continu durant les 48 heures, environ 10 litres consommés
  • 4 repas solides (riz complet, pâtes complètes, sel)
  • 2 repas liquides (à base de maltodextrines), abandonné pour cause de remontées gastriques
  • 4 Energy-bars ETIXX
  • 4 Energy-gels ETIXX pour les deux dernières heures
  • 1 demi verre de bière, quelques chips (pour le sel)
  • 1 dizaine de verres Magnésium ETIXX
  • 2 Red-Bull dans la seconde nuit
  • 750 ml Recovery ETIXX à la fin de l'épreuve

Quelques messages reçus, en vrac:

  •  Dominique Biarent, Caroline Boreque, Benedicte Hollanders et Albert Kestemont, administrateurs de SME: "Cher Ghislain, Pas de mots assez grands pour décrire l'exploit que tu viens de réaliser. L'asbl SAUVEZ MON ENFANT te remercie et remercie ton staff et tes coéquipiers pour leur investissement dans ce merveilleux geste de générosité et de solidarité envers les enfants malades."
  • MD: "Salut Ghislain, je pense que les tongues ont été tes amies aujourd'hui. Merci encore pour cette expérience et super leçon d'humilité. C'était aussi les 48h de tous les records pour certains et je pense et j'en suis sur que tu en était la cause. Merci. Les personnes que je connais ont été touchées et moi en premier. J'ai passé une aventure incroyable avec une complicité, un esprit d'équipe et au final beaucoup d'émotions. Merci. Une machine, un fou, un extra-terrestre ... Je pense simplement un humain repmli d'humilité et avec un seul objectif, finir et toujours aller plus loin. Merci pour cette leçon de vie et merci d'avoir accepté de faire l'exploit à Sport Village. Nous avons rencontré des gens formidables et surtout découvert le monde des ultra-triathlètes. Nous avons été très touchés par ta force mentale ... Pour ma part et pour finir, je n'ai jamais vu une séance d'intervalles à 17 km/h après 280 km d'échauffement. Merci !!!"
  • JLB: "Seigneur, arrêtez-les! Je pensais m'entraîner avec des sportifs équilibrés, et à présent je m'interroge"
  • LV: "Merci Ghislain pour tous ces enfants malades... Tu es devenu le nouvel héros de notre Louise qui depuis ton exploit ne nous parle plus que de toi.....BRAVO"
  • GS: "Et le cousin de Louise n'a pas arrêté de me répéter ce we: "j'suis fan de lui!" :-) Bravo!!"
  • PD: "La tête pleine de cette merveilleuse aventure et les pieds qui disent que ces souvenirs sont mérités", "beau souvenir à garder précieusement, bon pour le mental car le tapis nécessite de la force crânienne"
  • TPE: "When you think you can't... I enrolled to run my first marathon later this year, and last week I had serious doubts I was going to make it. This weekend I learned an amazing and humbling lesson about will power... I had the privilege to see and even accompany for a while Ghislain Marechal run 280.4 km in 48 hours on a treadmill for charity. When I left at 5:30am after running next to him for just ...an hour (43 hours for him) he could barely walk and that with a limp. I came back to see him finish and, after redesigning his shoes by cutting holes out of them for his swollen toes, he was not only running but seemingly going strong, his face the image of focus. And he finished, amazing. His face said it all, you just have to want it, you just need to believe it, to have will power. This has been a very inspiring experience and I hope it will help me the next time I think I cannot make it... Many of us where very emotional when he finished, but now I do believe I can finish that marathon... Thank you Ghislain (and also from Martin who was also inspired by you)."
  • SH: "Suis admirative! Un modèle de simplicité!! Un bonjour, un sourire, un merci même après des centaines km dans les jambes! Tu en auras marqué plus d'un par ton courage et ton mental! RESPECT"
  • EM: "your sick man!!!"
  •  FLD: "BRAVO ! Félicitations, un modèle pour les jeunes !!!"
  • OD: "Un grand monsieur (178 cm de talent), un défi énorme, un cœur énorme, d'énormes émotions ... Merci Ghislain pour cette belle aventure..."
  • CL: "Je suis pas du genre à m'étendre mais j'ai vraiment été impressionnée par ta façon de gérer ce truc. Tu avais un visage incroyable les 30 dernières minutes. Je pense avoir un mental fort mais là, je me sens ridicule! Tu as transmis tellement d'émotion et d'admiration! C'était vraiment 48h intenses. Merci et encore bravo pour ta perf. J'espère que tu auras l'occasion de coucher sur papier tout ca et de nous les faire partager. En tout cas, je ne ressors pas indemne: ça me fait réfléchir pas mal ;-) . Bonne récup et à très vite."
  • MD: "Simplement bravo ! et aussi merci pour cette belle expérience"
  • PH: "You made that look easy!"
  • PR: "La bête humaine: bravo mon gars!!!"

Remerciements:

Comme d'habitude, l'exploit n'est possible qu'avec les "hommes de l'ombre". Mettons les en lumière !!! Je ne citerai ici aucun nom car ils sont trop nombreux. Simplement quelques catégories, chacun pouvant naturellement s'y reconnaitre: mes amis qui m'ont assisté tout au long des 48 heures en me ravitaillant, en me massant, en m'apportant leur soutien, réconfort et motivation, à ma femme et mes enfants, aux 50 enfants présents sur la ligne de départ, à Louise et Martin les dessinateurs, à Nelson, aux nombreuses personnes m'ayant accompagné pour quelques kilomètres, quelques semi-marathons, quelques marathons et deux 100 bornards, au marcheur de 60 km, à tous ceux qui ont établi leur propre record de course, à ceux qui ont découvert la course sur tapis, à tous ceux qui m'ont rendu visite, le vendredi, qui sont revenus le samedi et qui étaient encore là le dimanche, à ceux rentrant de vacances et qui ont fait un détour de 100 km, à tous ceux qui ont mis leurs réveils à des heures impossibles, à ceux qui ont passé les 48 heures accrochés à leur écran d'ordinateur, aux médecins SME, au livreur de pizza en B-Twin à trois heures du matin, à cette petite "mamie" qui a "rêvé de moi" toute la première nuit et qui était là dimanche matin, aux deux coureurs à la diététique incertaine (bière, mikado, jambon sec, Red Bull) ... mais surtout à tous ceux qui m'ont soutenu et encouragé dans ce projet par leurs dons à l'association SME. Vous m'avez chacun à votre manière porté jusqu'à la ligne d'arrivée et vous m'avez fait voyagé. Sans vous et toutes vos énergies positives, rien n'aurait été possible, croyez moi.

A bientôt pour de nouvelles aventures et encore merci.

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