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Double Enduroman, Lanzarote
FEVRIER 2012

Dossard n°116 pour aborder cette première facétie de la saison 2012: le Double Enduroman de Lanzarote. Le diable de Timanfaya était définitivement au rendez-vous et nous invitait à défier les éléments, si ce n'est à la dompter. De l'eau, il n'en y eut point: l'épreuve de natation (7,6 km) s'étant vue annulée quelques minutes avant le départ pour des raisons de sécurité. Ce petit triathlon se transformait donc en duathlon avec un petit 16 km pour débuter l'après midi, ce qui devait ainsi porter l'épreuve à 100 km de course à pied. 

Après 1h07 d'échauffement en ayant pris soin de ne pas monter dans le rouge, je m'élançais alors la poursuite de quelques concurrents dans une chasse (360 km) à vélo. De la terre, il y en eut. Tout au long de la route, sous forme de roches volcaniques acérées, n'attendant qu'un mauvais écart pour vous lacérer, prenant une allure dantesque dans les ombres de la nuit. De l'air, il y en eut aussi pour ces boucles de 30 km. Un vent de face en première partie de parcours, puis un vent latéral, puis un vent de dos, puis un vent 3/4 latéral pour atteindre le turning point et revenir au point de départ avec l'effet éolien inverse. Un aller de l'ordre de 15 km/h (avec un petit 42x25 en position aérodynamique) et un retour à 45 km/h avec des pointes à 80 (avec un 54x11) ... Je pris alors rapidement la seconde position, ne concédant que quelques minutes à mon prédécesseur et creusant continuellement l'écart avec mes poursuivants. Le nombre d'abandons croissait à mesure que le vent se renforçait passant de rafales à 50 km/h à plus de 70 au milieu de la nuit. C'est ainsi près du but, au kilomètre 300, que les éléments eurent raison de ma détermination. Il m'était alors impossible de rester sur la route, le vent latéral me balayant de gauche à droite et me permettant juste de m'arrêter avant de m'écraser dans le bas-coté.

C'est donc résigné que je décidais de ne pas mettre la suite de ma saison en jeu en prenant, ce que j'ai estimé à ce moment là, des risques inconsidérés. Du feu, il y en a maintenant. Un feu intérieur que je serais obligé de contenir jusqu'à la prochaine compétition ... Ah, j'oubliais, le symbolisme de nombres ... Retour à l'aéroport de Bruxelles. Place de parking n°116: un pneu crevé !!

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